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Hier, des partisans du président ivoirien ont assiégé l’hôtel Ivoire d’Abidjan. Dans l’après-midi, des milliers de manifestants, certains armés, exigent le départ des soldats français retranchés dans l‘établissement. Les forces ivoiriennes s’interposent. Une fusillade éclate : au moins sept personnes sont tuées, 300 autres blessés.

Les manifestants craignent que Paris ne cherche à renverser le président Gbagbo. Thèse alimentée quotidiennement par le gouvernement ivoirien dans les médias nationaux. Pourtant, les troupes françaises et onusiennes n’ont d’autre but que de séparer le sud du pays, sous contrôle gouvernemental, du nord aux mains des rebelles. Pris entre deux feux, nombre d‘étrangers attendent, non loin d’une base militaire française, d‘être évacués. La plupart des expatriés sont des Européens, beaucoup sont Français. Paris, qui a longtemps conseillé à ses ressortissants de rester sur place, a finalement décidé de les rapatrier. Le président sud-africain s’est rendu sur place pour tenter de stopper cet engrenage. Son homologue ivoirien Laurent Gbagbo se dit attaché au processus de paix. Pour s’assurer de cet attachement, l’ONU a adopté cette nuit une résolution. Les deux parties ivoiriennes risquent des sanctions si elles ne trouvent pas un terrain d’entente avant le 1er décembre.

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