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Acculé peut-être par la détermination des manifestants, tiraillé entre les critiques à l’ouest d’une part, la fermeté de Moscou d’autre part, le président sortant Léonid Koutchma a sorti hier la carte de la négociation. Evoquant le risque d’une partition du pays, il a appelé l’opposition à sa table. Invitation au dialogue que se sont empressés d’accepter les partisans de Viktor Iouchtchenko afin de tenter de mettre fin à la crise qui ébranle ce pays depuis les résultats controversés de dimanche. Mais les tensions n’en sont pas moins réelles. Le président a qualifié de farce politique la proclamation par les députés de l’opposition “d’un soi-disant président populaire”. Une initiative qu’il a jugé extrêmement dangereuse.

Le Premier ministre pro-russe, Viktor Ianoukovitch, est invisible. Depuis l’annonce de sa victoire dimanche, sa discrétion est proportionnelle à la présence de l’opposition sur le devant de la scène. Une fronde que d’aucun voit comme un tremplin qui mènera le candidat de l’opposition à la présidentielle.

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