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Les forces italiennes stationnées en Irak devraient commencer à se retirer dès septembre. Le chef du gouvernement italien l’a annoncé hier, promettant un désengagement progressif sans fixer de date précise pour le retour des quelques 3.000 soldats sur le terrain. Il ne s’agit pas d’une “stratégie de sortie” selon Silvio Berlusconi qui avoue avoir cédé à la pression de l’opinion publique, hostile au conflit.

Berlusconi est intervenu après un vote du parlement qui prolonge la mission italienne de six mois. Rome possède le quatrième contingent le plus important en Irak après Séoul, Londres et Washington. Mais la relation entre Etats-Unis et Italie a été malmenée par la bavure américaine qui a coûté la vie au “sauveur” de Giuliana Sgrena. Un coup dur pour les Américains. A la question “cet accident a-t-il eu une incidence sur la décision italienne ?” le porte-parole de la Maison Blanche répond par la négative malgré l’insistance du journaliste. Nicola Calipari, responsable des services secrets italiens pour cette mission, a été tué le 4 mars dernier par des tirs américains alors qu’il libérait la journaliste d’Il Manifesto séquestrée en Irak.

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