Silvio Berlusconi a démissionné. Il est prêt à former dans la foulée un “Berlusconi Bis”, car ses alliés de la majorité le soutiennent.
C’est la presque-résolution d’une crise politique engendrée par la débâcle de la coalition au pouvoir, lors des dernières élections régionales. Reste que tout n’est pas si simple : il y a des procédures à respecter. Ainsi, pour l’heure, le Président de la République n’a pas formellement accepté la démission de son Premier ministre.
Silvio Berlusconi restera donc à son poste, pour expédier les affaires courantes, le temps qu’il faudra au Président pour s’entretenir avec les principaux responsables politiques du pays.
Des responsables acquis à la cause de Silvio Berlusconi. Celui-ci l’a en tous cas assuré devant les sénateurs, ce mercredi après-midi : “toutes les forces politiques de ma coalition me soutiennent”, a-t-il martelé. Et s’il restait des alliés sceptiques, Silvio Berlusconi a absolument tenu à les rassurer, en présentant déjà les grandes lignes du programme qu’il envisage : “il faut donner un nouvel élan au Sud du pays”, a-t-il insisté.
Un message adressé en particulier aux centristes de l’
UDC ainsi qu’Allianza Nazionale, pour qui le développement du sud est une priorité.
Vendredi midi, les consultations politiques devraient être achevées. On saura à ce moment-là qui soutient effectivement Silvio Berlusconi. Une fois un nouveau gouvernement mis sur pied, il devrait obtenir la confiance du parlement et rester en place jusqu’aux élections au printemps 2006.
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