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Andijan dans l’Est de l’Ouzbékistan est toujours en état de siège, bouclée par un important dispositif militaire et policier. La ville reste placée sous couvre-feu nocturne et des tirs ont été entendus dans la nuit de lundi à mardi. Alors que les autorités reconnaissent désormais quelques 70 morts, des témoins affirment qu’il y aurait eu au moins 500 personnes tuées dont des civils dans la répression sanglante de la révolte de vendredi dernier. Les ONG craignent à présent des représailles dans cette ville coupée du monde.

Washington a réagi fermement par la voix de Richard Boucher, le porte-parole du département d’Etat :“Nous sommes profondément troublés par les informations selon lesquelles les autorités ouzbèkes ont fait tirer sur des manifestants vendredi. Nous condamnons l’usage indiscriminé de la force contre des civils et regrettons toute perte de vie humaine. Nous appelons le gouvernement ouzbèke à faire preuve de retenue. La violence ne peut conduire à la stabilité à long terme”. Des propos qui interviennent alors que les troubles qui ont secoué Andijan ont provoqué un départ massif de réfugiés voulant traverser la frontière pour passer au Kirghizstan. Des témoins ont affirmé qu’au moins 13 personnes non armées dont des femmes et des enfants, ont été tuées samedi par des tirs de soldats ouzbèkes au moment où elles tentaient de passer la frontière.

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