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José Manuel Barroso tout sourire. C‘était il y a un an. L’ancien Premier ministre portugais venait alors de prendre la tête de la Commission européenne. Pourtant, dès le départ, les voyants n‘étaient pas tous au vert. Le nom de Barroso avait été choisi faute de mieux. Un an après donc, les avis sont partagés, et les commentaires sans concession, à l’instar de Stanley Crossick, Directeur et président-fondateur du European Policy Centre à Bruxelles : “Je me demande si, même avec la plus grande volonté possible, le maximum d’aptitudes, Barroso sera capable de faire preuve de leadership au niveau de Bruxelles”.
Il faut dire que ses choix ont été contestés dès le départ, avec la nomination des commissaires et l‘épisode Buttiglione, quand José Manuel Barroso a dû céder face à un Parlement européen qui gagne en influence au fil des ans. Mais plus généralement, ce bilan mitigé s’explique par un contexte politique délicat où les erreurs ne pardonnent pas. “Il y a eu d‘énormes dossiers, en particulier celui de la ratification de la Constitution européenne qui pose d‘énormes problèmes avec les “non” français et néerlandais, la question du budget et bien sûr une question qui est devenue symbolique, le futur de la directive sur les services, avec parfois des propos très rapides et pas toujours adroits dans un débat politique sur l’Union européenne très tendu au printemps.”
Bref, un an après son arrivée à la tête de l’exécutif européen, une phrase colle à la peau de José Manuel Barroso : peut mieux faire. Et les chantiers ne manqueront pas au retour des vacances, que ce soit le budget européen ou l’ouverture des négociations d’adhésion avec la Turquie, début octobre.
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