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Les Kurdes veulent faire entendre leurs voix dans le concert plutôt dissonant qui précède l’ouverture des négociations d’adhésion de la Turquie à l’Union européenne. Plusieurs milliers d’entre eux ont manifesté ce samedi à Bruxelles, en brandissant des drapeaux à l’effigie du chef rebelle emprisonné Adullah Ocalan. Ils insistent pour que les droits des Kurdes soient pris en compte dans les pourparlers.

Mais ces pourparlers, qui doivent normalement débuter lundi à Luxembourg, n’ont toujours pas de “cadre de négociation”. Les ministres des Affaires étrangères des 25 doivent se retrouver dimanche soir pour peaufiner ce cadre. La Turquie, par la voix de son ministre des Affaires étrangères Abdullah Gül, laisse encore planer le doute sur sa participation aux négociations tellement la désillusion semble grande dans le pays. Les Turcs estiment s‘être acquittés de leurs obligations envers l’Union européenne. “Personnellement, réagit un homme, je ne veux pas que la Turquie soit membre de l’Union européenne.

Les dernières conditions sont inacceptables”. “Ils posent chaque jour plus de conditions, dit un autre. Ca me fait penser qu’une nouvelle période difficile arrive”. “A la fin, ils vont nous accepter, affirme une vieille femme. Ils vont même nous supplier d’entrer”. Ce qui fâche la Turquie, en plus des exigences de reconnaissance du génocide arménien et de Chypre, c’est d’entendre parler maintenant d’un partenariat privilégié avec l’Union au lieu d’une adhésion.

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