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Injuste pour certain, regrettable pour d’autres, le texte adopté hier à l’unanimité par le Conseil de Sécurité est mal accueilli à Damas. Une manifestation syrienne a été organisée devant l’ambassade des Etats-Unis. Washington, Paris et Londres sont à l’origine de la résolution qui exige que les autorités syriennes coopèrent à l’enquête sur l’assassinat de l’ancien Premier ministre libanais, Rafic Hariri, dans lequel de hauts dirigeants syriens seraient impliqués.

Pourtant même à Beyrouth les réactions sont mitigées. Certains se félicitent de la pression exercée sur Damas. D’autres critiquent la partialité du Conseil de sécurité : Selon ce Libanais : “La résolution permet de faire pression sur la Syrie, mais l’important c’est que l’enquête débouche sur des résultats clairs”. Un autre estime que : “Le Conseil de sécurité est partial, il oeuvre dans l’intérêt des Etats-Unis et d’Israël. Ce qui est partial ne peut pas se permettre de juger.” Selon la résolution 1636 Damas doit mettre les suspects syriens à disposition de la commission d’enquête internationale. Le texte ne prévoit pas de sanctions concrètes dans le cas où Damas refuserait de coopérer. Russie et Chine, membres permanents du Conseil de sécurité, ont refusé d’utiliser cette menace.

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