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“Il n’y a pas le feu à la France”: la direction générale de la police nationale tente de relativiser les évènements qui secouent le pays depuis maintenant dix jours. Pourtant, dans la nuit de samedi à dimanche, les dégradations ont encore augmenté: 1300 véhicules incendiés et des dizaines de bâtiments endommagés ou ravagés. Le brasier ne cesse de prendre de l’ampleur: les violences s‘étendent dans toute la France. Le centre de Paris a connu son lot de destructions cette nuit: une trentaine de véhicules ont été brûlées. Les moyens mis en place étaient pourtant conséquents : renforts de police, hélicoptères munis de projecteurs et de caméras vidéos. Les appels au calme se sont multipliés.
Mais rien n’y a fait. Pour ne pas rajouter de l’huile sur le feu, les policiers et les CRS ont reçu l’ordre de ne pas répondre aux provocations. Les interpellations, jusqu‘à 300 la nuit dernière, prennent le pas sur les affrontements directs. une exception cependant hier à Evreux en Normandie: des jeunes cagoulés et armés de battes de base-ball ont attaqué des policiers. Il y a eu des blessés des deux côtés.

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