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Comme prévu, le commissaire européen aux Affaires monétaires a demandé à ce qu’une procédure en déficit excessif soit lancée contre le Royaume-Uni. Joaquin Almunia donne à Londres un peu plus d’un an pour ramener son déficit dans les clous du Pacte de stabilité. Une décision qui devra être validée par les ministres des Finances fin janvier.
Le déficit britannique dépasse la limite des 3% autorisés depuis l’exercice 2003-2004. Et d’après les prévisions de Bruxelles, cette situation devrait durer cette année et l’année prochaine si rien n’est fait. Londres est donc appelé à rejoindre le club des mauvais élèves, un club de plus en plus fréquenté, comme le rappelle le commissaire.

“Après l’inclusion du Royaume-Uni dans ce groupe des pays ayant un déficit excessif, nous aurons au total 12 Etats-membres en déficit excessif, dont 6 sont de nouveaux Etats-membres, 6 d’anciens Etats-membres, et 5 appartiennent à la zone euro.”

Le Royaume-Uni n’est pas le seul à essuyer des remontrances. La Hongrie est elle aussi en première ligne. Son déficit aurait avoisinné les 6,1% en 2005, or Budapest ne pense pas corriger le tir avant 2008. Beaucoup trop tard pour la Commission, qui juge aussi peu crédibles les prévisions de croissances et de réduction des dépenses présentées par le pays. Du coup, elle demande à la Hongrie de revoir sa copie. Là encore, c’est aux 25 ministres des Finances que reviendra le dernier mot, mais ils suivent généralement l’avis de Bruxelles.
Seuls les pays nordiques ont, eux, droit aux félicitations du jury. La Finlande, la Suède et le Danemark ont été salués pour leurs jolis surplus budgétaires.

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