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A la veille d’une réunion cruciale des gouverneurs de l’Agence internationale de l‘énergie atomique, Téhéran campe plus que jamais sur ses positions. Dans la rue, les Iraniens défilent pour défendre ce qu’ils considèrent être un droit : celui de produire de l‘énergie atomique à des fins civiles.

Le problème est que les Occidentaux soupçonnent Téhéran de vouloir se doter de l’arme nucléaire par la même occasion. Le négociateur iranien, Ali Larijani, dément et met en garde l’AIEA : si son dossier passe aux mains des Nations unies, Téhéran “relancera ses activités d’enrichissement d’uranium” à grande échelle et pourrait utiliser son pétrole pour faire pression sur les Occidentaux. Les 35 pays membres du Conseil des gouverneurs de l’AIEA doivent examiner à partir de ce lundi, à Vienne, le rapport du directeur général de l’Agence. Mohamed El Baradeï, prix Nobel de la paix 2005, devrait rappeler que l’Iran a ignoré la précédente résolution de l’AIEA qui demandait à Téhéran de renoncer à ses activités nucléaires. Requête que la République islamique a ignoré. Du coup le Conseil des gouverneurs pourrait renvoyer le dossier devant le Conseil de sécurité de l’ONU, seul habilité à prendre d‘éventuelles sanctions contre l’Iran.

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