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Convaincre Chypre de ne pas s’opposer à l’adhésion de la Turquie à l’Union européenne : c’est la mission des 24 autres pays membres, dont les chefs de la diplomatie sont réunis aujourd’hui, lundi, à Luxembourg, sous l‘égide d’Ursula Plassnik, pour la présidence autrichienne. “ Nous travaillons à une solution, pas à un retour en arrière,” a-t-elle assuré.

Hier dimanche, son homologue grec chypriote, George Iacovou, a prévenu qu’il bloquerait l’entrée dans la phase concrète des discussions prévue aujourd’hui, tant que la Turquie refuserait de reconnaître Nicosie. Un blocage embarrassant, huit mois après l’ouverture officielle de négociations avec Ankara, en dépit de l’hostilité de plusieurs Etats, dont la France. Le luxembourgeois Jean Asselborn se préparait à un numéro d‘équilibriste : “ Il faut donner un message positif à la Turquie, mais en même temps, dire aux autorités turques qu’elles doivent aussi remplir leurs engagements,” a-t-il expliqué. Chypre est divisée depuis que l’armée turque a envahi sa partie nord en 1974, après un coup d’Etat d’ultranationalistes chypriotes grecs. Depuis Ankara refuse de reconnaître la légitimité des autorités de Nicosie, au sud. Invité aujourd’hui à Luxembourg, le chef de la diplomatie turque a été refroidipar les protestations de Nicosie. Plutôt que d’essuyer une humiliation, Abdullah Gul a décidé de rester à Ankara en attendant que les 25 trouvent un compromis.

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