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Xanana Gusmao met sa démission dans la balance pour contraindre son Premier ministre à lâcher le pouvoir. Une décision que le président du Timor oriental justifie: “J‘éprouve de la honte” dit-il face à la détérioration de la situation dans le pays.

Fin mai le Timor oriental a sombré dans la violence après la décision du Premier ministre de licencier pratiquement la moitié de l’armée qui se plaignait de discriminations ethniques. Depuis, un bras de fer oppose Mari Alkatiri à Xanana Gusmao. Le président a demandé au chef du gouvernement de démissionner mais ce dernier s’accroche à son fauteuil et parle de machination. Mari Alkatiri, 56 ans, est très contesté pour sa gestion de la crise dans ce petit pays indépendant depuis seulement trois ans. Il est soupçonné d’avoir demandé à son ministre de l’Intérieur d’armer des civils pour faire la chasse à ses opposants. Pour faire face à la situation, plus de 2000 soldats et policiers australiens, Malaisiens, néo-zélandais et portugais ont été déployés.

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