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Le groupe séparatiste basque demande au gouvernement espagnol d’en finir avec ce que le groupe qualifie “d’oppression et de violation des droits de l’homme” au lendemain d’une vague d’arrestation dans les milieux séparatistes. L’ETA ne remet pas en cause le cessez-le-feu mais la réaction de Madrid ne s’est pas faite attendre. Le gouvernement Zapatero en a même profité pour rappeler les règles du dialogue pour la paix qui doit débuter la semaine prochaine.

Le ministre de l’Intérieur, Alfredo Pérez Rubalcaba, tape du poing sur la table : “Nous rappelons à l’ETA qu’elle sait exactement ce qui lui reste à faire c’est-à-dire renoncer à la violence et ne plus espérer atteindre un quelconque objectif politique”. Madrid estime que le coup de filet dans les milieux séparatistes ne remet pas en cause le processus de paix. Mardi dernier, les polices espagnoles et françaises ont arrété douze membres présumés de l’ETA. Parmi eux, Julen Madariaga, considéré comme l’un des fondateurs et des idéologues du groupe. L’opération visait les activistes responsables de la collecte de “l’impôt révolutionnaire”. Un système de racket organisé pour financer les actions de l’ETA.

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