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L’aviation israélienne accorde un répit aux civils libanais, pas aux Hezbollah. L’Etat hébreu a suspendu pour 48 heures ses raids aériens au Liban, mais se réserve le droit d’envoyer ses chasseurs bombardiers si des commandos du Hezbollah sont repérés, ou pour soutenir les troupes engagées dans de violents combats dans Sud-Liban, notamment autour de Bint Jbeil.

Tsahal, qui affirme avoir détruit les deux tiers des missiles longue portée du Hezbollah, n’a pas interrompu les tirs d’artillerie ou les bombardements navals. Un soldat libanais a d’ailleurs été tué et trois autres blessés dans un frappe au nord de Tyr. L’armée israélienne a présenté ses regrets.

Devant les députés de la Knesset, le ministre israélien de la Défense, Amir Peretz, a réaffirmé que son pays rejetait un cessez-le-feu immédiat. Cela permettrait aux “extrémistes” de “relever la tête”, a-t-il justifié. L’interruption des raids aériens ne signifie pas la fin de la guerre, a renchéri le ministre de la Justice Haïm Hamon.

Il s’agit de permettre à des milliers de civils libanais pris au piège dans le Sud-Liban de fuir, mais surtout d’alléger la pression internationale sur l’Etat hébreu après le raid meurtrier de Cana. Autrement dit de gagner du temps pour permettre à Tsahal de remplir la maximum d’objectifs, et notamment la mise en place d’une zone de sécurité de deux kilomètres de large en territoire libanais.

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