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Déshydratés, épuisés, mais survivants après de longues heures en plein soleil. Un nouveau bateau d’une centaine d’immigrants clandestins a accosté ce lundi à Lampedusa. Ils ont été pris en charge immédiatement par des médecins. Au cours des 15 derniers jours, plus de 2000 clandestins sont arrivés sur l‘île italienne. Un afflux que partagent d’autres îles, celles des Canaries, où ce matin, ils étaient 117, dont un enfant, à atteindre Tenerife dans des embarcations de fortune.

Les Canaries et Lampedusa, terres d’espoir pour les candidats à l’immigration, depuis le renforcement des contrôles aux enclaves espagnoles de Melilla et Ceuta. Depuis le début de l’année, 13000 personnes ont débarqué aux Canaries, 9500 à Lampedusa.

La réponse européenne à cette crise : l’envoi de patrouilles maritimes conjointes, avec des navires italiens, maltais, espagnols et grecs. Une réponse inappropriée pour Aminata Traor, ancienne ministre malienne de la culture qui accueille ses compatriotes refoulés par l’Europe. “Est-ce que j’agis moi Europe envers ces pays en mettant en place des infrastructures, des usines, en créant effectivement des emplois?” reproche-t-elle.

Ces anciens clandestins maliens ont eux créé une association “Retour, travail et dignité”, et confectionnent désormais des paniers. Un moyen de vivre chez eux au Mali. Témoignage : “Je préfère rester ici et mourir de faim que subir l’humiliation qu’‘on a subi.” Leur situation reste précaire, dans un pays où trois personnes sur quatre vivent avec moins d’un euro par jour. Mais tous disent ne plus vouloir revivre le calvaire de l’immigration clandestine.

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