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24 heures après le putsch militaire sans effusion de sang aux Fidji, l’armée a assis son pouvoir sur le petit archipel du Pacifique Sud. Le Parlement a été dissous, l‘état d’urgence décrété et des opposants brièvement interpellés. Les militaires ont investi le Parlement,interrompant des débats du Sénat. “C’est un jour triste pour les Fidji” explique cette sénatrice. “Personne ne voulait de ce coup d‘état. Nous devons attendre. Seuls les militaires ont pour l’instant le pouvoir”.

Le contre-amiral Bainimarama, à l’origine du coup d’Etat, a instauré l‘état d’urgence et brièvement interpellé des responsables policiers, politiques et juridiques. Il a assermenté un médecin civil sans expérience politique au poste de Premier ministre par intérim. Son prédecesseur, renversé hier, Laisenia Qarase, a quitté la capitale.

Il s’agit du quatrième coup d’Etat qu’ont connu les Fidji en moins de vingt ans. Les médias sont en partie censurés. Le putsch a été condamné de par le monde. L’Union européenne a exigé que le pouvoir soit rendu “au gouvernement démocratiquement élu”. L’Australie, la Nouvelle-Zélande, les Etats-Unis et la Grande-Bretagne ont annoncé la suspension de leur coopération militaire

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