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L’Union européenne se range du côté de l’Italie dans une querelle qui oppose Rome à la Croatie. Le président croate Stipe Mesic a accusé son homologue italien de “racisme” et de “révisionisme historique”, après un discours pronconcé par Giorgio Napolitano en mémoire des victimes italiennes tuées à la fin de la guerre par le régime communiste de Tito, en ex-Yougoslavie.
“Le langage utilisé par le président croate est inapproprié” a estimé une porte-parole de la Commission européenne.
Après des décennies de silence, l’Italie a rouvert cette page de son histoire en instaurant il y a trois ans, un “jour du souvenir” en mémoire des victimes. C’est à l’occasion de cette journée, que le président italien a évoqué un “mouvement de haine et de furie sanguinaire, qui prit les sinistres contours d’un nettoyage ethnique”.
Les massacres ont été perpétrés durant les dernières années de la seconde guerre mondiale, dans une région qui comprend aujourd’hui le Frioul-Vénétie-Julienne ainsi que l’ouest de la Slovénie et de la Croatie. Ils sont appelés “Foibe”, en italien, du nom des cavités naturelles où furent jetées les victimes. Elles seraient au nombre de 5 à 20 000. La répression du régime de Tito visait alors les militants fascistes du régime mussolinien, mais aussi ceux qui s’opposaient à l’annexion du nord-est de l’Italie par l’ex-Yougoslavie.

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