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On savait que ce serait un coup de massue, depuis plus de cinq mois on s’y préparait, mais en Allemagne comme en France, difficile d’y croire. Ici, à Varel, le site va être cédé. Les ouvriers ont cessé le travail jusqu‘à vendredi. Pour ces employés, c’est le choc : “Je ne peux imaginer que ça ferme, il y a tellement de compétences ici, le groupe ne peut pas s’en passer” dit cet allemand, même son de cloche chez cet autre salarié: “Incroyable, quand on fabriquait 200 avions par an, ça fonctionnait bien, et maintenant qu’on en fait 438, on ferme…”

A Toulouse, le siège d’Airbus, onze cent emplois vont être supprimés. A l’appel des syndicats, un millier de salariés ont manifesté cet après-midi. La ville vit au rythme de son industrie aéronautique, pour eux, c’est une énorme déconvenue. “ Cela nous fait beaucoup de clients dit cette buraliste, si on les perdait, ce serait un problème”. “Oui, je suis inquiet, reconnait cet autre toulousain, mon petit-fils y travaille.”

Ce sont tous les Toulousains qui ont le cafard ce soir.

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