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Un millier de personnes ont manifesté hier contre le gouvernement issu de la mouvance islamiste devant l’université d’Ankara. Une manifestation qui intervient après le premier tour du scrutin présidentiel au cours duquel Abdullah Gül n’a pas obtenu suffisamment de voix pour être élu. L’actuel ministre des affaires étrangères est le numéro 2 de l’AKP, le parti au pouvoir. Un vote boycotté par une grande partie de l’opposition qui attend demain l’examen de son recours en annulation de ce premier tour. Si la cour constitutionnelle lui donne raison, le gouvernement devra organiser des législatives anticipées dans les 3 mois.

L’armée turque a rappelé de son côté qu’elle était la garante de l’Etat laïc voulu par Ataturk. Elle s’est dit prête à agir pour sa défense. La commission européenne l’a appelé à rester en dehors du processus électoral. La déclaration du chef d’Etat major a été qualifiée d’ingérence par le porte-parole du gouvernement. Ce dernier a rappelé que le pouvoir civil avait autorité sur les forces armées.

Le gouvernement turc a reçu le soutien de ces manifestants mais cette passe d’armes au sommet de l’Etat va se prolonger aujourd’hui à Istanbul où une grande manifestation est organisée par les tenants de la laïcité. Le 14 avril dernier, au moins 500 000 personnes s‘étaient déjà rassemblées pour défendre ce principe fondateur de la Turquie moderne.

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