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Le Royaume Uni redoute que l‘épizootie de fièvre aphteuse prenne des proportions aussi dramatiques qu’en 2001. Un second foyer de la maladie a été confirmé dans le Surrey, dans le sud-est du pays. Il se trouve à l’intérieur du périmètre de sécurité mis en place vendredi autour du premier foyer. Les deux cheptels, environ deux-cents têtes de bétail au total, ont été abattus. “C’est un désastre, c’est tout ce que je peux dire pour l’instant, a réagi, sous le choc, le propriétaire du premier élevage contaminé. Il s’agit plus de notre réputation que du coût des animaux. Ca a pris vingt ans pour monter cet élevage, et on avait acquis une bonne réputation. Il est difficile de se remettre de ce genre de chose”. Pour le porte-parole du principal syndicat agricole, les autorités font tout pour éviter que davantage d‘éleveurs vivent le même drame : “La priorité absolue c’est d‘éradiquer les derniers vestiges de la contamination, et pour l’instant tous les efforts sont concentrés dans cette direction. Parce que c’est de cela que dépend l’issue. Si l’on fait cela correctement alors le retour à la normale pour l’industrie sera relativement rapide”. Les autorités attendent toujours les résultats des tests qui permettront d’identifier la source de cette contamination. Les enquêteurs suspectent un laboratoire pharmaceutique privé spécialisé dans les maladies animales, situé près des zones contaminées.

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