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Les robes noires défilent toujours à Islamabad. Une marche pacifique des avocats et des juges pakistanais pour réclamer la démission du président Musharraf et la fin de l‘état d’urgence. Un régime d’exception instauré samedi soir et justifié par le chef de l’Etat par une recrudescence des attentats. Un prétexte pour s’aggripper au pouvoir affirment l’opposition et les capitales occidentales. Reste que depuis cinq jours, les manifestations et les raffles d’opposants se multiplient. Selon la police, 3000 personnes ont été arrêtées ou assignées à résidence. Coup de théâtre ce jeudi matin, le président Musharraf annonce que les législatives auront bien lieu début 2008, avant la mi-février exactement. Jusqu’ici la tenue de ces élections était incertaine. Il promet également de quitter ses fonctions de chef des armées. Un revirement probablement dû aux fortes pressions exercées par Washington, son allié dans la guerre contre le terrorisme. Pression également de la part de Bénazir Bhutto. L’ancien Premier ministre pakistanais de retour après huit ans d’exil appelle à manifester contre l‘état d’urgence.

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