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La France devrait être le cinquième pays à ratifier le Traité de Lisbonne. Sauf surprise, ce jeudi, l’Assemblée nationale votera le projet de loi autorisant la ratification, puis le sénat lui emboîtera le pas. Pour le pays, le symbole est double. En adoptant le nouveau traité européen, il gomme l‘épisode du non à la constitution en 2005 et rappelle son rôle clé. C’est Nicolas Sarkozy qui avait lancé l’idée d’un mini-traité, reprenant les réformes institutionnelles de la constitution.
Après la Hongrie, la Slovénie, Malte, et la Roumanie en début de semaine, Paris rejoindra donc les rangs des Etats membres qui ont endossé le texte. Tous le font d’ailleurs par la voie parlementaire, à une exception près : l’Irlande. Sa constitution l’oblige à convoquer un référendum.
D’ici la fin de l’année, les Vingt-sept devront en avoir terminé avec la phase de ratification, l’entrée en vigueur du traité étant prévue pour début 2009. La Slovaquie espérait elle aussi figurer parmi les premiers de la liste, mais des problèmes de politique interne l’ont contrainte à reporter le vote par trois fois déjà. Ce jeudi, le Parlement fera une nouvelle tentative.
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