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La tenue dans le pays d’un référendum constitutionnel malgré les conséquences catastrophiques d’un cyclone ont suscité l’indignation générale hier. L’opposition politique birmane, les Etats-Unis et les Nations Unies ont pressé la junte militaire de venir en aide aux sinistrés et d’ajourner pour l’instant le référendum. Pendant ce temps, le régime birman diffusait des images de propagande, voulant faire croire à sa population qu’il maîtrise une situation déjà catastrophique. On pense que le cyclone a fait plus de 100.000 morts, plus d’un million de déplacés, et désormais ce sont les maladies, notamment le choléra, qui menacent.

Quant à ce référendum sur une nouvelle constitution, il devrait selon les autorités assurer d’ici à quelques années le transfert du pouvoir des militaires à la société civile. En réalité, le texte renforce un peu plus la puissance de l’armée et réduit d’autant l’influence de l’opposition. Le déroulement même du vote est sujet à caution quand on sait que la junte birmane a refusé la présence d’observateurs. C’est cette même paranoïa qui explique l’immense difficulté de sinistrés à obtenir de l’aide. Trop souvent bloquée voire détournée par les autorités de Birmanie.

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