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En Italie, plus de 10 000 d’entre eux poursuivent la grève dans les Marches et le Molise, deux régions du centre du pays qui donnent sur la mer Adriatique. Et certains sont plus que déterminés comme ce pêcheur qui explique que “si nous n’obtenons pas de résultats ce sera la guerre ouverte”, avant d’ajouter “Nous sommes fatigués de travailler 80 heures par semaine sans rien gagner.”

En Espagne, la grève est totale. Aucun bateau n’a pris la mer. Bruxelles refuse non seulement de subventionner le prix du gazole mais veut aussi réduire les quotas de pêche. Une menace pour la profession comme le souligne ce pêcheur : “Nous risquons de disparaître. Notre profession, le métier de toute une vie va disparaître. Je ne verrai pas mes enfants reprendre le flambeau.”

A Madrid ce vendredi, plusieurs milliers de professionnels ont manifesté devant le Ministère de l’agriculture. Ils ont distribué 20 tonnes de poisson frais. Un poisson qui pourrait bien avoir disparu des étals des marchés espagnols d’ici le 16 juin. Au Portugal c’est l’inquiétude en attendant le 13 juin, jour de la Saint Antoine, le patron de Lisbonne.

Une fête lors de laquelle, les Portugais mangent des tonnes de sardines. Alors dans ce pays ou la grève est suivie à 100%, tout le monde s’interroge à la criée et sur les marchés. Y aura-t-il des sardines en juin? Pas sûr…

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