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Pour accueillir ce sommet, la Russie avait choisi la petite ville de Khanty-Mansiïsk, au beau milieu de la taïga sibérienne. Une ville de 70.000 habitants qui est aussi et surtout la vitrine d’une région produisant à elle seule près de 60% du pétrole russe. En huit ans de boom, ce qui n‘était qu’une bourgade de province s’est transformé en un centre d’affaires façonné par les pétrodollars. La flambée des prix du brut aidant, Khanty-Mansiïsk poursuit sa métamorphose, et les salaires y sont environ deux fois plus élevés que la moyenne nationale. Pour exploiter ces sous-sols qui ont donné à la Russie son statut de superpuissance énergétique, la deuxième derrière l’Arabie saoudite, il a fallu grignoter les territoires des peuples indigènes de la région. Mais le soutien financier des compagnies pétrolières aux minorités et les lois très protectrices promulguées par les autorités semblent avoir coupé court à toute revendication identitaire.

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