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Les civils continuent de payer un lourd tribut au conflit. Selon Moscou, plus de 34 000 Ossètes du Sud ont déjà fui les combats pour passer de l’autre côté de la frontière, en Ossétie du Nord, une République faisant partie de la Fédération de Russie. Le Premier ministre russe Vladimir Poutine s’est rendu hier dans un hôpital militaire pour rendre visite aux blessés. Les témoignages font état d’incendies et de pilonnages aux obus de mortier sur des habitations. Un réfugié raconte qu’une vieille dame s’enfuyait avec deux enfants lorsqu’un char géorgien les a écrasés.

De retour à Moscou, Vladimir Poutine s’est entretenu avec le président Dmitri Medvedev :
“ Les gens sont dans une situation difficile, particulièrement les personnes âgées, les enfants, les femmes. Ils ont vécu de véritables tragédies. Je voudrais attirer votre attention, monsieur le président, sur le fait que, d’après leurs impressions, tout ceci dépasse le cadre d’actions militaires, ce sont des éléments d’un génocide contre le peuple d’Ossétie du Sud.”

Ce matin, l’agence de presse russe Ria-Novosti annonçait que Tbilissi et Moscou étaient tombés d’accord sur l’ouverture de deux couloirs humanitaires afin d‘évacuer les réfugiés. Information aussitôt démentie par les autorités géorgiennes.

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