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Une page se tourne au Pakistan. Le président Pervez Musharraf démissionne. L’air grave, il a fait ses adieux à l’armée lors d’une ultime garde d’honneur au palais présidentiel.

Le chef de l’Etat a annoncé sa décision ce matin, dans un discours à la nation. Il a finalement cédé à la pression de son gouvernement qui s’apprêtait à lancer demain une procédure de destitution contre lui.

Pendant une heure, Pervez Musharraf s’est appliqué à défendre son bilan. Il a affirmé avoir agi en toute bonne foi face aux défis du pays, notamment la montée de l’islamisme et les difficultés économiques.

Washington a salué “ un partenaire engagé dans la lutte contre le terrorisme” et a promis de “continuer à aider le Pakistan à combattre l’extrémisme”. L’Inde se montre prudente et estime qu’il s’agit d’une affaire intérieure au Pakistan.

Du côté de la coalition gouvernementale, on savoure la victoire. L’ancien Premier ministre Nawaz Sharif évincé après le coup d’Etat de Pervez Musharraf en octobre 1999 s’est félicité de cette nouvelle. Même satisfaction d’Asif Ali Zardari, le veuf de Bénazir Bhutto assassinée en décembre dernier.

Le président du Sénat assure à présent l’intérim. Conformément à la constitution, le nouveau président doit être élu dans un délai d’un mois par les parlementaires des deux chambres et les assemblées provinciales.

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