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L’armée thaïlandaise ne veut pas mettre d’huile sur le feu. Elle entend privilégier la négociation. C’est en tout cas ce qu’a publiquement déclaré son chef, le général Paojinda, en ajoutant que les soldats étaient “du côté du peuple”, alors que le Premier ministre Samak Sundaravej a décrété ce mardi l‘état d’urgence dans la capitale Bangkok. En espérant mettre ainsi fin aux manifestations qui réclament sa démission depuis une semaine et mettre fin du même coup à l’occupation du siège du gouvernement.

Le mouvement a déjà fait un mort et une cinquantaine de blessés. Il est initié par l’Alliance du peuple pour la démocratie (PAD). Un mouvement d’opposition qui n’entend pas désarmer. “Je ne vois pas ce qu’il y a à négocier avec le Premier ministre, explique l’un des dirigeants du PAD, Somsak Kosaisook. Il doit démissionner, c’est aussi simple que cela.”

Deux ans presque jour pour jour après le dernier coup d’Etat militaire, certains craignent une réédition de ce scénario. L’option prise par le chef de l’armée montre en tout cas qu’il ne suit pas aveuglément le pouvoir actuel.

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