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Alors que l’opposition thaïlandaise continue de braver le pouvoir, le ministre des Affaires étrangères veut jeter l‘éponge. Tej Bunnag a présenté sa démission, officiellement pour des raisons familiales. Le Premier ministre n’a pas encore fait savoir s’il l’acceptait.

A l’intérieur du complexe qui abrite le siège du gouvernement, des milliers de manifestants restent déterminés. “Je n’ai pas peur de l‘état d’urgence. Il n’y a rien à craindre, le chef du gouvernement n’a plus aucun pouvoir maintenant”. “Mourir, ce n’est rien. Je vais me battre !” L’appel à la grève dans les services publics, lancé par la principale confédération syndicale thaïlandaise pour soutenir les opposants, a été très peu suivi. La circulation des trains, du métro, des bus a été presque normale. Pourtant, pour un analyste politique, “La position du Premier ministre semble intenable. Ses jours sont comptés”, selon lui. “C’est une question d’heures, de jours, peut-être de semaines mais pas de mois”.

Mardi, le chef du gouvernement Samak Sundaravej a décrété l‘état d’urgence dans la capitale après des violences entre partisans et adversaires du pouvoir. Les affrontements ont fait un mort et 45 blessés.

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