Malgré les 120 milliards d’euros injectés par la Banque Centrale Européenne dans le système monétaire, toutes les places boursières ont plongé. Un nouveau lundi noir même si la BCE a promis qu’elle continuerait aussi longtemps que nécessaire à injecter des fonds.
Objectif : améliorer, faciliter l’accès au crédit et éviter toute pénurie préjudiciable à l’ensemble du système. Le président Nicolas Sarkozy organisera demain matin une réunion de crise à Paris avec les principaux acteurs financiers.
L‘état de santé de l‘établissement franco-belge Dexia est au centre de toutes les inquiétudes. L’action a perdu aujourd’hui plus de 28%. Spécialisée dans les prêts aux collectivités locales mais également banque pour les particuliers, Dexia est dans une situation délicate à cause de sa filiale américaine qui a accumulé de fortes pertes ces derniers mois.
L’Etat belge s’est dit prêt à apporter son aide en cas de difficulté. Une intervention en urgence avait déjà eu lieu hier pour sauver le groupe belgo-néerlandais Fortis. Ce dernier a été nationalisé de manière expresse par les gouvernements belge, luxembourgeois et néerlandais qui ont pris 49% de son capital. Fortis traversait depuis vendredi une grave crise de confiance des marchés inquiets pour sa solvabilité.
Autre victime de la crise, la banque Bradford & Bingley. Le gouvernement britannique a officialisé sa nationalisation ce matin, la quatrième cette année au Royaume-Uni, et précisé que ses meilleurs actifs avaient été transférés au groupe espagnol Santander.
Enfin en Allemagne, Hypo Real Estate a été elle aussi sauvée in extremis de la faillite par un consortium de banques allemandes.
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