Les marchés européens ont tous ouverts dans le rouge ce matin craignant une contagion. Ils ont été douchés d’entrée après la nationalisation expresse du groupe belgo-néerlandais Fortis suite à une intervention en urgence la nuit dernière des gouvernements belge, luxembourgeois et néerlandais qui ont pris 49% de son capital. Fortis traversait vendredi une grave crise de confiance des marchés financiers, inquiets pour sa solvabilité.
Une intervention conjointe décisive comme l’explique le ministre néerlandais des Finances, Wouter Bos : “Ce n’est pas de l’argent perdu, en échange on récupère un droit de vote dans la banque, et de l’influence, c’est justement quelque chose que les épargnants et les ménages apprécient maintenant que les temps s’annoncent incertains”.
ING a annoncé ce matin qu’il allait racheter les actifs ABN Amro détenus par Fortis aux Pays-Bas.
Autre banque dans la tourmente, l‘établissement franco-belge Dexia. L’Etat belge s’est dit prêt à apporter son aide en cas de difficulté. L’action était en chute libre ce matin à Paris.
Au Royaume-Uni, le gouvernement britannique a lui officialisé ce matin la nationalisation de la banque en difficulté Bradford & Bingley. Ses meilleurs actifs ont été parallèlement transférés au groupe espagnol Santander.
Enfin en Allemagne, Hypo Real Estate a été sauvée de la faillite par un consortium de banques allemandes afin de pouvoir continuer ses activités.
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