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La décision de Nicolas Sarkozy de laisser Marina Petrella rester en France n’a laissé personne indifférent en Italie. Le président français a appliqué la cause humanitaire pour abroger le décret d’extradition de l’ancienne activiste des Brigades Rouges. Marina Petrella est hospitalisée depuis la fin juillet à l’hôpital Saint Anne pour une grave dépression nerveuse.

Nicolas Sarkozy a été sensibilisé sur la sujet par Valeria Bruni-Tedeschi, la soeur de son épouse Carla. Les deux femmes ont elle-même annoncé mercredi dernier à Marina Petrella qu’elle ne serait pas extradée. Nicolas Sarkozy estime que sa décision ne devrait pas susciter d’incompréhension en Italie, affirmant avoir tenu Rome informé. “De la part du président Sarkozy, c’est un beau geste, étant donné l‘état de santé de Marina Petralla” affirme le député vert Paolo Cento. “Les familles de victimes du terrorisme doivent être du côté de l’Etat et de la Loi, la vengeance ne mène nulle part. Nous devons laisser ces années noires derrière nous” conclu-t-il.

En revanche la député Olga D’Antona dont le mari a été tué en 1999 par les Brigades rouges n’est pas du même avis : “Le choix de Sarkozy est irrespectueux du gouvernement italien et des conventions internationales. La France continue d‘être le refuge pour de nombreux terroristes italiens”. Condamnée à la perpétuité en Italie en 1992 pour complicité de meurtre, Marina Petrella a été arrêtée en août 2007 en France et remise en liberté sous contrôle judiciaire un an plus tard.

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