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Ramener la confiance. C’est le leitmotiv des responsables européens, forcés de se rendre à l‘évidence : la crise financière n’a épargné aucun pays de l’Union. Ainsi, presque tous se sont décidés à financer des plans de sauvetage pour recapitaliser les banques et garantir les prêts interbancaires. Au total, une addition de plus de 2.000 milliards d’euros. La Commission européenne, normalement très chatouilleuse sur les aides d’Etat, adhère à 100%. Son président, José Manuel Barroso, appelle aussi à repenser la régularisation des marchés et à maintenir un front uni.

“J’espère que désormais les esprits sont plus ouverts à la nécessité d’une approche coordonnée. Bien sûr, nous pouvons discuter de cela, décider jusqu’où nous pouvons aller, mais je pense qu’il est important de comprendre, sur la base des leçons tirées des récents développements, que seule une approche coordonnée pourra donner à nos efforts la crédibilité que les citoyens et les marchés attendent.”

Exit donc les rivalités entre Banque centrale européenne et Eurogroupe. Ce dernier, qui regroupe les pays de la zone euro, a repris la main dimanche et imposé le principe, cher à la France, d’une gouvernance économique en Europe. Une idée à laquelle même le Royaume-Uni semble s‘être rallié. Nul doute que ce sera le plat de résistance du sommet européen de ces mercredi et jeudi.

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