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C’est le message très clair envoyé par Dmitri Medvedev lors de sa visite dans l‘île communiste, dernière étape d’une tournée marathon qui l’a conduit au Pérou, au Brésil et au Vénézuéla.

A Cuba, le président russe a eu plusieurs entretiens avec son homologue Raul Castro, le frère et successeur de Fidel, le père de la révolution cubaine de 1959. C’est la première visite d’un chef du Kremlin depuis 8 ans. L‘ère Poutine avait conduit à un refroidissement des relations bilatérales après la fermeture d’une base militaire russe. Une décision qui avait accentué la crise cubaine déjà ébranlée par la chute de l’URSS.

“Ce n’est pas seulement un voyage d‘étude du Président de la Fédération de Russie avec des collègues et des journalistes. C’est une décision géopolitique sérieuse. Nous allons développer des relations avec l’Amérique latine et les pays des Caraïbes”, déclare le président russe.

Dmitri Medvedev a joint ses paroles aux actes puisque la veille au Venezuela, il avait présidé avec Hugo Chavez des manoeuvres militaires inédites entre Caracas et Moscou. Une pierre de plus dans le jardin de Washington dont le Venezuela et Cuba sont des bêtes noires. Et une riposte stratégique face au projet de bouclier anti-missile américain en Europe orientale que Moscou dénonce comme une atteinte à sa sécurité.

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