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L’enveloppe de 13,4 milliards de dollars qui est allouée aux constructeurs automobiles américains, dans un premier temps, est assortie de conditions strictes… Chrysler et General Motors devront donner les preuves de leur viabilité d’ici la fin mars, sous peine de devoir rembourser les aides.

Les salariés ne devront pas payer le prix de ces restructurations, c’est ce qu’a tenu à rappeler Barack Obama, le président-élu :

“Avec cette aide à court-terme, les constructeurs doivent réunir toutes les parties prenantes y compris leurs employés, leurs commerciaux, leurs créanciers et leurs fournisseurs pour faire des choix difficiles, nécessaires pour une viabilité à long-terme. Ils ne doivent pas gâcher cette chance de réformer leurs mauvaises habitudes de gestion”.

Ford, qui a demandé une ligne de crédit de secours, est également sous surveillance. General Motors devrait bénéficier d’une deuxième enveloppe de 4 milliards de dollars en février, sous réserve du déblocage de la deuxième partie des fonds du plan Paulson. Pour certains analystes, l’avenir du secteur automobile américain est surtout lié à la conjoncture et à la relance de l‘économie. Les ventes de véhicules des prochains mois seront déterminantes.

Les syndicats, eux, s’inquiètent de l’ampleur des concessions exigées des salariés par le plan. Par exemple, les employés ne percevront plus de salaires en cas de chômage technique. Barack Obama a promis de veiller à la sécurité des emplois sur le long terme.

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