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Lorsqu’il prête serment le 20 janvier 2001 pour son premier mandat, Georges Bush est sans doute loin de se douter de ce que l’histoire lui réserve. Neuf mois plus tard, les tours du World Trade Center s’effondrent, victimes de l’un des attentats terroristes les plus spectaculaires et meurtriers de ce siècle. Toute la présidence de Bush va être conditionnée par cet évênement.
La guerre en Afghanistan, puis en Irak. Traquer les responsables, détruire ceux qui mettent en péril les Etats-Unis, y compris les Etats suspectés de complicité. Telle est la doctrine qui prévaut désormais à washington. Une doctrine au nom de laquelle des mensonges sont proférés, une guerre civile éclate et s’enlise et des abus terribles sont commis.
“Le problème de l’héritage de l’administration Bush dans le monde est largement lié à l’Irak, et Guantanamo et Abu Graib furent des symptômes de l‘échec en Irak” estime cet analyste.
Tout comme ce lancer de chaussure à Bagdad, ultime mésaventure pour la dernière tournée du président dans la région. L’insulte sera répétée partout dans le monde. Image devenue symbole d’une politique très mal perçue dans cette région du monde. Bush lui veut croire à l’histoire avec un grand H : “Les choses n’ont pas marché pas comme prévu. Laissons faire le temps… Quand les historiens regarderont en arrière, ils auront une meilleur regard sur les erreurs commises. On ne peut juger la portée d’une administration sans qu’un peu de temps soit passé. “
Peut être les générations futures jugeront-t-elles différemment l’action de son administration au Proche et Moyen-Orient. Peu de chance en revanche qu’elle soit réhabilitée sur le dossier Katrina. L’ouragan qui a ravagé La Nouvelle-Orléans et la très tardive réponse du gouvernement laisseront un goût très amer à de nombreux américains.
Et puis viendra la crise des subprimes et les prémices d’une crise économique majeure. Alors que Bush affirme que les indicateurs sont bons, l‘économie s’effondre. Jusqu’au dernier moment, l’administration refuse de l’admettre…
“Le président n’a pas causé la récession, mais il était certainement assoupi au volant quand c’est arrivé.” commente ce politologue.
Triste bilan au final. A l’heure du départ et interrogé sur ses projets, l’interessé laissera place à un peu d’humour: “Vous savez, je ne peux pas m’imaginer en chapeau de paille et short hawaien sur une plage, surtout depuis que j’ai arrêté de boire.”
L’heure de la sortie donc, pour George Walker Bush, qui clôt son mandat avec une cote de popularité au plus bas, la pire qu’ait jamais connu président américain.
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tags: Afghanistan, Continent américain, Etats-Unis
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