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Si l’on s’en tient aux prévisions présentées mercredi par le gouvernement allemand, l‘économie du premier exportateur mondial sera l’une des économies européennes les plus durement touchées cette année, avec une contraction prévue de 2,25% du Produit Intérieur brut soit la plus forte baisse de l’histoire récente selon le ministre de l’Economie Michael Glos. “Comment ça ira en 2010, a demandé Michael Glos ? Avant de répondre : nous nous attendons a ce que l‘économie mondiale surmonte ses faiblesses et soit en route vers un nouveau cycle de croissance.” Derrière ces paroles simplistes, se cache le désarroi gouvernemental causé par la forte baisse du moteur de l‘économie allemand : les exportations, déjà en baisse au quatrième trimestre, elles devraient encore chuter de 9% en 2009 selon Berlin. De même le chômage devrait monter à 8,4% de la population active en 2009 contre 7,8% un an plus tôt. Et qui dit plus de chômage dit moins de consommation des ménages malgré le bas niveau de l’inflation. Mercredi devant le parlement européen à Bruxelles, le président de la BCE Jean-Claude Trichet n’a pas réussi à rassurer. “Pour le futur, aussi bien la demande mondiale que celle de la zone euro devrait rester faible pour une période prolongée. Parallèlement, a déclaré Jean-Claude Trichet, la baisse des taux d’intérêt devrait soutenir le revenu disponible pour la période à venir. Mais cette perspective a conclu Trichet, s’accompagne d’une haute incertitude”. La réputation budgétaire de certains Etats membres de la zone euro qui commence à se ternir sur les marchés financiers a poussé le président de la BCE à réagir : pour lui les craintes d’un éclatement de l’euro sont “infondées : il n’est pas anormal a-t-il conclu, d’avoir d’avoir de la diversité dans une zone aussi vaste”.

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