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C’est l’une des premières décisions de Barack Obama. Le président américain signe aujourd’hui un décret ordonnant la fermeture de ce qui restera le symbole des excès de l’administration Bush dans la lutte contre le terrorisme. Hier, il a déjà suspendu les procédures judiciaires en cours sur la base navale américaine. Mais ces premières décisions du président devront être suivies par d’autres, qui pourraient avoir des conséquences lourdes pour George W. Bush et son équipe, selon ce professeur de droit : “Nous savons maintenant que des officiels de l’administration Bush ont reconnu les tortures, explique Jonathan Turley. Les militaires ont admis les tortures pendant les interrogatoires. C’est clairement un crime de guerre, et le monde va regarder comment Obama va gérer cette accusation. Obama ne peut pas espérer parcourir le monde et parler d‘état de droit si l’une de ses premières actions est d’empêcher une enquête pour crimes de guerre.”

Du côté des organisations des droits de l’Homme, on applaudit la décision de Barak Obama : “Le premier jour de sa prise de fonction, Barack Obama a fait un pas important pour commencer à restaurer l‘état de droit, constate Jennifer Daskal de Human Rights Watch, pour montrer au monde que l’Amérique est du côté de la justice.” Concrètement, les 245 détenus de Guantanamo seront classés en trois groupes, ceux qui seront libérés, ceux qui seront jugés devant des cours de justices américaines, et ceux, considérés comme dangereux, pour lesquels des moyens juridiques doivent être trouvés.Plus d'actualités sur : ,

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