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Depuis longtemps, les Européens réclamaient la fermeture du centre de détention de Guantanamo, symbole des dérives de la lutte anti-terroriste américaine. Le nouveau président Barack Obama a pris l’engagement de le faire d’ici un an. Mais que faire des prisonniers qui ne peuvent pas retourner dans leur pays d’origine sans risquer leur vie ? Certains pays comme la France, le Royaume-Uni ou la Finlande, sont disposés à en accueillir certains au cas par cas. D’autres, comme les Pays-Bas et l’Autriche, l’excluent. Javier Solana, Haut-représentant de la politique étrangère et de sécurité commune, se veut très prudent :

“Nous n’avons encore reçu aucune demande de nos amis américains, mais nous voudrions souligner ce que j’ai déjà dit. C’est un problème américain et les Etats-Unis doivent le résoudre, mais nous sommes prêts à aider si nécessaire.” Il y va pourtant de la crédibilité de l’Europe, qui elle-même fut impliquée dans l’affaire des vols secrets de la CIA, ces vols transportant des prisonniers clandestins et dont plusieurs milliers transitèrent par l’UE. Des responsables européens se rendront prochainement aux Etats-Unis pour en savoir plus sur les intentions de Washington concernant les détenus de Guantanamo.

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