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4-Futur Parlement : quels défis à relever?

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Suite et fin du débat sur les défis de l’avenir entre les chefs des groupes politiques européens.

Cristiana Muscardini, UEN: “Je voudrais dire très vite que l’Europe et les citoyens européens, pour leur développement, ont besoin d’un président, qu’il soit dans la charge de président durant de nombreuses années. Et dans la constitution de Lisbonne, on parle de deux années et demi. Et ça c’est nécessaire parce qu’avec des présidences de 6 mois, nous ne sommes pas capables de porter au termine (traiter jusqu’au bout) les problèmes que nous devons résoudre. L’autre problème, c’est que nous n’avons pas prévu que chaque pays pourrait avoir un commissaire. J’ai fait des amendements pour cela et maintenant en effet la situation, c’est pour donner à chaque pays un commissaire. Ce n’est pas un problème de représentant national, c’est un problème pour donner aux pays qui sont entrés maintenant dans l’Union européenne, d’avoir la possibilité de donner à ses propres citoyens une visibilité plus claire.” Joseph Daul, PPE/DE: “Ecoutez, je suis un alsacien. Donc, l’Europe nous a apporté soixante années de paix. L’Europe nous protège sans protectionnisme, il faut quand même le dire. L’Europe nous rassure. Et c’est quand même les Pères de l’Europe qui nous ont permis d’arriver là, avec soixante années de paix. Une Europe sans guerre depuis soixante ans, avec un élargissement… Oui, Monsieur Farage, si vous voulez faire la guerre, vous pouvez y aller.” Nigel Farage, IND/DEM: “L’OTAN, L’OTAN, pas l’UE.” Joseph Daul, PPE/DE: “Si je vois mes concitoyens, j’ai trop de respect pour les Pères de l’Europe. Heureusement qu’ils étaient là et qu’on n’avait pas des gens comme vous. Parce que si on avait des gens comme vous, on serait tout le temps en guerre. Donc, moi je crois que si j’explique à mes enfants, mes petits-enfants avec Martin Schulz, mon collègue, quand on traverse la frontière, ce qui existait il y a encore quarante, cinquante ans, c’est ça l’Europe. Alors ceux qui se sentent pas bien, Monsieur Farage… Dans la nouvelle Constitution de Lisbonne, il y a un paragraphe (qui dit) que ceux qui ne se sentent pas bien peuvent sortir. C’est pas écrit dans Nice. Si vous vous sentez pas bien, votez Lisbonne et vous pouvez sortir le lendemain. C’est prévu dans la Constitution, Monsieur Farage.” Nigel Farage, IND/DEM: “Je préfère partir avant Lisbonne, merci beaucoup.” Sergio Cantone, euronews: Est-ce que votre ‘non’ total à l’Union européenne et aux Traités de l’Union européenne est lié plutôt à une conception très poussée en faveur du marché, de la liberté du marché? Nigel Farage, IND/DEM: “Je suis fermement persuadé que nous sommes partie intégrante d’une économie mondiale, et non pas d’une économie européenne. J’observe l’action de ces institutions au sein de l’Union et je constate notre inadaptation à l‘économie mondiale, du fait même du modèle social de marché que nous élaborons dans ces institutions de l’Union européenne.” Sergio Cantone, euronews: Est-ce que vous êtes protectionniste quand il s’agit du travail ou pas? Qu’est-ce que vous pensez des protestations qu’on a vues par exemple, dans beaucoup de pays, pas seulement en Grande-Bretagne, de défense nationale du travail? Nigel Farage, IND/DEM: “Je pense qu’ouvrir nos frontières à des gens venus de pays très pauvres d’Europe de l’Est en leur disant ‘tous ceux qui veulent peuvent venir’, c’est de la folie. Nous devrions mettre en place un vrai système de permis de travail.” Martin Schulz, PSE: “Il est comme d’habitude au Parlement européen. Il est très habile et nous discutons avec lui. Moi, je préfère discuter des solutions, de la législation pour protéger par exemple l’emploi, pour améliorer l’environnement, pour résoudre les problèmes de la crise financière. A ça, Monsieur Farage ne contribue jamais.” Graham Watson, ALDE: “L’Europe se trouve maintenant dans une position où il y a différentes visions de son avenir. Il y en a certaines qui regardent les grands défis supranationaux et qui disent ‘il faut tirer le pont-levis’, c’est-à-dire ‘il faut rester un club chrétien, blanc, il ne faut pas avoir trop de contacts avec le reste du monde’. Il y en a d’autres, presque tous nos groupes politiques, qui sont en faveur d’une Europe ouverte, engagée avec le reste du monde, en dialogue avec le monde islamique et autre, en commerce pour promouvoir les valeurs de la liberté, la démocratie, le respect des Droits de l’Homme. Et c’est cette Europe où il faut mobiliser une coalition pour faire avancer.” Sergio Cantone, euronews: Conclusion, Monica Frassoni? Monica Frassoni, Les Verts/ALE: “Je pense que la chance de cette crise, qui mauvais, qui est tragique, qui est dramatique pour beaucoup de monde, c’est exactement de dire ‘on s’est trompé, il faut faire autre chose’. Je pense que, avec le Traité de Lisbonne, ce serait beaucoup mieux. Sans le Traité de Lisbonne, on peut le faire quand même. C’est l’idée de donner, du niveau européen, des financements clairs aux investissements verts, à la formation, au travail vert, aux gens qui peuvent aller de l’avant en faisant des choses qui sont nouvelles. Et je pense que c’est un stimulus, un push que l’Union européenne peut donner. Mais pour faire ça, il faut être très clair: il faut changer les majorités qui sont en place aujourd’hui au Parlement européen. Et donc, il faut que les citoyens comprennent qu’ici au Parlement européen, on se bat sur des options différentes, qui sont publiques, qui sont claires. Et donc, qu’ils puissent choisir. Exactement pour faire ce que Monsieur Farage ne veut pas admettre qu’il existe, c’est-à-dire qu’ici, il y a une démocratie, mais hélas pour lui, c’est une démocratie européenne, qui n’est (certes) pas encore complète. Parce que moi, je nie la possibilité que la démocratie soit possible seulement au niveau national. Ce n’est pas vrai.”Plus d'actualités sur :

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