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C‘était la première signature d’une longue série pour concrétiser une ambition européenne : faire affluer en Europe le gaz de la Caspienne, en contournant la Russie. Réunis à Prague, les représentants européens et turcs notamment ont donné leur accord pour que le projet Nabucco aille de l’avant. Le problème, c’est que l’Ouzbékistan, le Kazakhstan et le Turkménistan ont refusé de signer. Or c’est essentiellement leur gaz qui est censé alimenter Nabucco, un gazoduc de 3.300 kilomètres devant relier l’Azerbaïdjan à l’Autriche. La question du financement reste entière elle aussi. Mais pour Mirek Topolanek, dont c‘était la dernière apparition en tant que Premier ministre tchèque, c’est un projet beaucoup plus vaste qui se dessine, une nouvelle route de la soie :

“Nous envisageons le corridor sud comme une nouvelle route permettant un flux de l’information, des biens, des personnes et de l‘énergie, et ce dans les deux sens”, a-t-il expliqué. D’après Bruxelles, le corridor sud pourrait drainer jusqu’en Europe 10% du gaz dont elle a besoin à l’horizon 2020. La Turquie est quant à elle tout à fait disposée à jouer les pays de transit. Elle entend même sceller son entente avec les Européens d’ici la fin juin.Plus d'actualités sur : , ,

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