Johannes Lebech est un candidat voyageur. Cet eurodéputé danois parcourt l’Union européenne pour conjurer le spectre d’une nouvelle abstention record et vanter les mérites d’un scrutin qui se veut communautaire :
“Cette campagne européenne, je la mène pour souligner que l‘élection européenne, ce ne sont pas 27 élections nationales mais bien une élection européenne, et c’est pour cela que je voyage à travers toute l’Europe”, martèle-t-il.
Le hic, c’est qu’il semble être le seul à y croire vraiment. Les dirigeants européens ont beau apparaître ensemble, par affinités politiques, et appeler leurs électeurs à se mobiliser, les campagnes se font essentiellement sur des thèmes nationaux. Il y a pourtant bien des tentatives pour donner à ce rendez-vous commun un caractère transnational : les socialistes des 27 Etats membres et leur manifeste électoral, et les grands rassemblements des autres formations européennes comme le
PPE qui domine l’hémicycle sortant. Mais les élections européennes n’en restent pas moins l’occasion d’un vote défouloir :
“Les gens ne considèrent pas forcément cela comme des palabres sans influence, mais ils voient cela comme une affaire européenne, et la dimension européenne elle-même n’est pas la plus importante à leurs yeux. C’est là le problème”, explique l’analyste Oskar Niedermayer.
Le Parlement a aussi mené campagne, mais sans forcer l’ingérence, chaque Etat membre étant libre de diffuser ses spots ou de relayer son message.
Plus d'actualités sur : Elections EuropéennesCopyright © 2012 euronews