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Dimanche matin, dans un bureau de vote berlinois. Ce n’est pas l’affluence. Et il pourrait en être ainsi toute la journée. Comme dans d’autres pays de l’Union, on s’attend un taux d’abstention record en Allemagne. Il y a cinq ans, déjà moins de la moitié des électeurs avaient fait le déplacement pour élire leurs députés européens.

Et cela, on ne pourra pas le reprocher à la chancelière allemande. Angela Merkel est sans doute la dirigeante qui a lancé le plus grand nombre d’appel au vote de toute cette campagne européenne plutôt terne. Hier encore, lors du dernier meeting de la CDU, accompagnée du président du parlement européen sortant Hans-Gert Pöttering, elle a tenté de mobiliser les foules. Ce matin, le ministre des affaires étrangères Frank-Walter Steinmeier est bien allé voter, mais, comme beaucoup d’Allemands, il a surtout en ligne de mire les législatives de septembre et sa candidature sociale-démocarte pour la chancellerie. On est bien loin de l’engagement européen de Martin Schultz. Chef de groupe sortant du PSE au parlement européen, il a pris la tête de la liste des sociaux-démocrates, et devrait célébrer ce soir une amélioration du score du SPD aux européennes. Selon les sondages, les libéraux-démocrates du FDP, les Verts et la gauche radicale Die Linke, arriveraient derrière les deux grands partis.Plus d'actualités sur : , ,

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