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Sur les 4 candidats en lice, les regards se tournent surtout vers le président sortant Mahmoud Ahmadinejad et le conservateur modéré Mir Hossein Moussavi. Ahmadinejad fait le pari que l‘électorat populaire, qui l’a porté au pouvoir en 2005, le soutiendra encore.

Mais la situation économique dans son pays ne plaide pas en sa faveur. L’inflation est passée d’environ 10% à plus de 25% sous son mandat. Le chômage dépasse les 12 %. Cultivant son goût pour l’offensive verbale, le président sortant dit se battre contre “le cercle fermé de ceux qui ont monopolisé l‘économie”. Il a même accusé indirectement ses adversaires d’avoir perçu de fonds issus de la corruption. Le principal adversaire du président, Mir Hossein Moussavi, a été premier ministre pendant la guerre entre l’Iran et l’Irak. Il bénéficie du soutien d’une bonne partie de la jeunesse dans les villes qui réclame plus de libertés individuelles et d’une partie de l‘électorat féminin. Moussavi, dont la femme est surnommée la “Michelle Obama iranienne”, a dénoncé les arrestations de militantes féministes qui luttent pour l’égalité des sexes. Le conservateur modéré a accusé Ahmadinejad d’avoir détruit l‘économie iranienne et terni l’image du pays sur la scène internationale. Une image qu’il veut changer. Sur le dossier nucléaire iranien, il reste fidèle en revanche à la ligne officielle.Plus d'actualités sur :

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