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C’est une première à ce niveau : le chef de la diplomatie européenne Javier Solana a rencontré un député du Hezbollah hier au Liban, dans le cadre de sa tournée au Proche-Orient.

Le parti chiite pro-iranien figure sur la liste américaine des organisations terroristes, mais n’est pas considéré comme tel par Bruxelles. “Les listes en matière de terrorisme ne sont pas forcément les mêmes d’un pays à l’autre, s’est justifié Javier Solana. Nous considérons que le Hezbollah fait partie de la vie politique de ce pays. Ils ont des représentants au parlement et c’est dans ce contexte que j’ai discuté avec eux.” La coalition pro-syrienne, qui allie les chiites à certains chrétiens, n’a décroché que 57 des 128 sièges en jeu aux législatives du 7 juin. Certes l’usage veut que l’opposition participe au gouvernement. Mais le député chrétien Souleimane Frangié a fait savoir que son camp exigerait de conserver son droit de veto au sein du cabinet. La tâche s’annonce ardue pour le sunnite Saad Harriri, pressenti comme le prochain premier ministre. Plusieurs ténors de sa coalition anti-syrienne s’opposent ce que l’opposition dispose d’une minorité de blocage.Plus d'actualités sur : ,

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