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Au Honduras, des militaires ont lancé leur assaut malgré les protestations. Ils ont arrêté à l’aube, dans sa résidence de Tegucipalpa, leur président Manuel Zelaya. Des coups de feu auraient été tirés lors de l’opération. On ignore s’ils ont fait des victimes. Derrière ce putsch, des militaires hostiles au projet du chef de l’Etat hondurien de réformer la constitution en vue de lui permettre de briguer un deuxième mandat.

Manuel Zelaya a été emmené de force sur une base aérienne. Il se trouve actuellement au Costa Rica où il a demandé l’asile. “Je suis à San José, au Costa Rica, témoigne-t-il. J’ai été victime d’un enlèvement de la part de militaires honduriens.” Depuis le Costa Rica, il a appelé ses compatriotes à résister de manière pacifique, tandis que dans le centre de la capitale hondurienne, la police a dispersé ses partisans au gaz lacrymogène. L’expulsion du président, un allié du Vénézuélien Hugo Chavez, est intervenue juste avant le début d’une consultation populaire qu’il voulait organiser sur son projet de réforme constitutionnelle, et ce malgré l’opposition de l’armée, du Parlement, de la Cour suprême qui l’avait jugé illégale. Dans ce contexte, ses partisans s‘étaient eux-même chargés de mettre en place le matériel de vote.Plus d'actualités sur : , ,

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