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Des milliers de Honduriens ont battu le pavé ce mardi pour apporter leur soutien au gouvernement de transition et conspuer le président exilé. Ne leur parlez pas de Manuel Zelaya, chassé dimanche par l’armée. Pour ces manifestants le seul chef d’Etat en exercice est Roberto Micheletti, ancien président de l’Assemblée soutenu par les militaires.

Poursuivi par la justice hondurienne, Manuel Zelaya compte néanmoins rentrer chez lui ce jeudi. Il a reçu le soutien de l’ONU. “Le président de l’Assemblée générale des Nations unies, Miguel D’escoto, me suivra jusqu‘à notre capitale. Cristina Kirchner, présidente argentine, a dit qu’elle m’accompagnerait dans l’avion. Le secrétaire général de l’Organisation des Etats américains, Miguel Insulza, sera avec moi, tout comme le président équatorien Rafael Correa. C’est une bataille pour nous tous”, explique Manuel Zelaya. Le Honduras menace d’arrêter le chef d’Etat dès son arrivée. La cour suprême l’accuse d’avoir voulu organiser un référendum illégal afin de briguer un second mandat. Lundi ses supporters étaient descendus dans la rue crier leur colère. Le mouvement s‘était terminé par des affrontements avec les forces de l’ordre.

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