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Pour comprendre la crise au Honduras, il faut revenir au 28 juin dernier. Ce jour-là, Manuel Zelaya est arrêté par l’armée et expulsé vers le Costa Rica. Un putsch précipité par la volonté du chef de l’Etat d’organiser dans la journée un référendum pour obtenir le droit de modifier la Constitution et de briguer un second mandat de président. Une consultation populaire jugée illégale par la Cour suprême.
Car pour modifier la loi fondamentale, le président du Honduras doit passer par le Congrès. Oui mais voilà, le chef de l’Etat n’a pas le parlement à sa botte, de nombreux membres de son propre parti lui ayant tourné le dos. Il décide donc de passer outre et se justifie quelques jours avant le scrutin : “Désormais les gens peuvent avoir une opinion pour prendre un peu plus part à la vie du Honduras, apprenons à devenir plus chrétiens, plus nobles, plus Honduriens, plus patriotiques et plus démocratiques. C’est ce que nous voulons faire dimanche prochain”, avait-il déclaré le 25 juin. Mais en fait de nombreux détracteurs du président hondurien voient derrière cette opération, la main d’Hugo Chavez, devenu son mentor. Manuel Zelaya s’est rapproché progressivement du président vénézuélien et de la gauche radicale anti-américaine dans la région. Point d’orgue de ce changement de cap : l’adhésion du Honduras à l’ALBA, l’Alternative Bolivarienne pour les Amériques en 2008. Un virage à gauche mal vécu par la bourgeoisie et une partie de la population qui avaient élu Manuel Zelaya en 2005 sous l‘étiquette des conservateurs.Copyright © 2010 euronews
Tags: Coup d’Etat, Honduras, Militaire
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