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Ce mercredi, l’Aquila accueille le sommet du G8, partagée entre inquiétude et amertume. La ville martyr italienne, théatre d’un tremblement de terre qui a coûté la vie à près de 300 personnes il y a trois mois, se prépare à recevoir les grands de ce monde. Pour le chef du gouvernement, Silvio Berlusconi, c’est l’occasion d’attirer l’attention sur la ville. Mais la majorité de ses habitants, toujours logés sous des tentes, craignent que dès la fin du G8 vendredi, ils soient oubliés. Le “Yes we camp”, des comités locaux, a remplacé le célèbre “Yes we can”, de Barack Obama.

A Rome, les manifestations anti-G8 ont déja commencé. Une trentaine d’interpellations ont eu lieu, et à l’Aquila, cinq Français armés de gourdins ont été inculpés pour détention d’armes prohibées. Les habitants de la ville dévastée redoutent des manifestations violentes. Ils n’ont pas oublié qu’un manifestant avait été tué en 2001, lors du G8 à Gênes.Plus d'actualités sur : ,

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